Déroulé et bilan de la 10ème édition de l’Aventuraid

Membres de l’association Raid EDHEC et organisateurs du 10ème Aventuraid EDHEC, nous avons désormais le recul nécessaire afin de dresser un tableau récapitulatif, que l’on souhaite complet et juste, sur le déroulement de notre événement.

Vendredi 1er avril : prémisses

Même si l’Aventuraid se tenait le week-end du 2 et 3 avril, nous étions sur place, à Compiègne, dès le 1er avril, information véridique et non poisson d’avril : il nous fallait en effet aller chercher les différents lots récoltés lors du démarchage local, étape clé ayant lieu en amont de l’événement, consistant à associer les commerces avoisinants à notre course. De même, nous devions récupérer le pain et la viande fraiche qui seraient distribués aux concurrents le lendemain avant le départ et après l’arrivée, lors du barbecue.

Nous tenons d’ailleurs à remercier chaleureusement chacun des commerçants, à Lille comme à Compiègne, qui nous ont gratifiés d’un petit quelque chose, ou plus : votre aide nous a été précieuse, et nous espérons collaborer à nouveau avec vous à l’avenir !

Si nous sommes partis aux aurores ce jour-là, c’était aussi pour préparer les infrastructures qui accueilleraient dès samedi plus de 300 participants : le gymnase du stade Petitpoisson, qui ferait office de dépose bagage pour les concurrents et qui, accessoirement, serait notre toit, son parking, où ils pourraient se restaurer après une journée d’efforts, le terrain de rugby sur lequel ils iraient se reposer sous leur tente, et les vestiaires à proximité, comportant plusieurs points d’eau. Après d'ultimes préparatifs, nous sommes allés nous coucher en vue d’une journée qui promettait d’être chargée, l’excitation étant alors à son comble.

 

Samedi 2 avril : que l’Aventuraid commence !

Nos concurrents savaient qu’en participant à cette 10ème édition, ils avaient renoncé à faire la grasse matinée ce week-end-là : les premières navettes partaient en effet de Lille et de Paris dès 5h30. A l’intérieur et par souci d’efficacité, une partie d’entre eux pouvait procéder au check concu, l’autre devant attendre d’arriver sur place. Les membres de l’organisation sont sur le pied de guerre dès 6h30 et certains partent déjà se placer sur leur balise.

Les premiers arrivants ont pu commencer à récupérer leur dossard, leur welcome pack et déposer leurs affaires au gymnase. Dès que l’ensemble des participants en eurent fini avec ces étapes, on a pu procéder au brief du parcours (enchainement des épreuves, barrières horaires) et distiller les consignes de sécurité pour la journée qui les attendait.

Enfin nous y sommes : à 9h17 le départ du parcours sportif, plus long (80 km sur la journée, bonus inclus), est donné, suivi dix minutes plus tard par celui des découvertes (45 km sur la journée) ! Tous commencent en trail, et cela part très fort, car les premiers sportifs (deux équipes qui se retrouveront souvent au coude à coude tout au long du weekend) se présentent seulement vingt minutes plus tard à la première balise, marquant la transition VTT ; les premiers découvertes l’atteindront à 9h52. Les chemins se scindent alors et le jeu d’orientation peut véritablement débuter.

A défaut d’un grand soleil, au-moins il ne pleut pas, et les participants ne se laissent pas décourager par la boue. Au programme de la journée, beaucoup de Run & Bike, notamment pour les sportifs, qui intervient après ce passage en VTT ; les Cannondale souffrent après cette transition. Le parcours découverte comporte encore un passage rubalisé à faire en trail, que les sportifs ont en bonus (ils choisiront pour la plupart de ne pas le faire).

Le kayak apparait comme le point d’orgue du J1, le courant mettant à rude épreuve les bras des participants. Les premiers du découverte s’y présenteront aux alentours de midi ; le délicieux ravitaillement situé juste avant fera manquer à certains le dernier départ sur l’eau !

Côté organisation, nous sommes impatients de voir arriver chaque nouvelle équipe à notre balise, nous sommes enchantés de la bonne humeur de tous les participants, de leur joie après un bon ravitaillement ou un beau paysage, nous leur prodiguons tous les encouragements possibles et nous les accueillons même parfois en musique : nous avons tous été ravis d’être vos balises humaines sur le parcours !

Alors que les sportifs finissent la journée en VTT, les découvertes terminent en Run & Bike, ce qui n’empêche pas les premiers de ce parcours de franchir la ligne d’arrivée à 13h50 ! Les premiers du sportif en font de même à 15h23. Les écarts s’étant creusés, les arrivées sont très espacées dans le temps et s’étalent jusqu’à 20h20, mais les plus rapides peuvent d’ores-et-déjà se présenter à l’épreuve de tir à l’arc, en attendant la Course d’Orientation (CO) de nuit. Certains approchent de l’arrivée par groupes d’équipes qui trouvent encore les ressources de se livrer à un sprint final malgré toute l’énergie dépensée !

En vue de cette épreuve atypique, certains membres de l’organisation vont se placer à leur balise très tôt. A 20h les concurrents apprennent les modalités de l’épreuve : ils ont 45 minutes pour aller chercher le plus de balises possibles (sous peine de se voir infliger une pénalité), auxquelles une valeur a été affectée en fonction de la difficulté, et revenir, l’idée étant de récolter le plus de points possibles. Enfin, le départ est donné.

La plupart des participants respectent ces consignes et peuvent, dès leur arrivée, enfin aller se restaurer comme il se doit auprès d’un barbecue. Pour les fanas de football, le Classico est retransmis sur grand écran ; pour les autres, c’est l’occasion d’échanger leurs impressions sur la journée entre eux ou avec les organisateurs ou d’aller consulter les résultats de la journée. Beaucoup partent ensuite se coucher en prévision du lendemain ; ceux n’ayant pas encore pris de douche en profitent pour rétablir ce point.

Pour l’organisation, il est l’heure de faire le point sur la journée qui s’achève et de régler les changements de dernière minute pour le lendemain. Les veilleurs rejoignent leur poste, les autres vont se coucher sans demander leur reste.

 

Dimanche 3 avril : l’Aventuraid, acte II et clap de fin

Si le deuxième jour de compétition est plus simple sur le papier que le premier, enchainer les deux n’est jamais chose aisée, d’autant plus lorsqu’il faut se réveiller à 6h15. Après un réveil en musique cadencé par les encouragements du speaker, le rangement des tentes s’effectue et les concurrents peuvent alors se diriger vers le petit déjeuner. L’organisation est prête, certains attendent déjà sur leur balise : on s’attend aujourd’hui à une course encore plus rapide qu’hier. Le programme de la journée et les consignes qui l’accompagnent sont dévoilés, puis chacun enfourche son VTT et va se placer sur la ligne de départ : à 8h25 on peut donner le départ des sportifs qui auront 45 km à parcourir en ce second jour, suivi dix minutes plus tard de celui des découvertes qui devront en découdre avec 30 km.

On ne s’y est pas trompé : l’allure en tête de course est très soutenue et les premiers concurrents atteignent à 9h10 la balise 5-10-15, celle qui va rythmer la journée. En effet, chaque parcours est amené à y passer : elle marque le départ de deux boucles différentes à accomplir en trail ou en VTT ; les découvertes n’ont pas à venir à bout de la partie en VTT. A ce carrefour est installé un ravitaillement d’envergure, et bon nombre de nos concurrents prennent le temps de s’y arrêter voire de s’y délecter. La balise 8, malicieusement placée, aura fait souffert plus d’un mollet !

En tout cas les paysages traversés sont magnifiques avec notamment des lacs à longer, des monts à grimper, et le soleil est au rendez-vous : tout est réuni pour passer une journée mémorable. Certains prennent leur temps sur la première boucle en trail, obligatoire pour tous, mais d’autres sont plus pressés et à 11h les premiers coureurs achèvent leur Aventuraid devant les grilles du Palais de Compiègne. Pour la petite histoire, une allée de trois kilomètres a été dégagée de la forêt depuis ses grilles sous Napoléon Ier, gage d’amour envers son épouse, l’impératrice Marie-Louise.

Dès que les premiers concurrents terminent, le village d’arrivée prend vie. Plus que le nouveau ravitaillement, c’est l’équipe de kinésithérapeutes qui rencontre un franc succès, et nombreux sont ceux qui désirent confier leur corps endolori à des mains expertes. Des activités telles que le football, le volleyball, la pétanque ou la slackline sont prévues ; les organisateurs du trophée écolo, qui avaient déjà proposé différentes activités la veille, servent de délicieux smoothies mixés à l’aide d’un vélo sur lequel ceux à qui restait un peu d’énergie ont pu pédaler pour produire de l’électricité. Le discours du Président du Raid et de la cérémonie de remise des prix se sont ensuite déroulés, toujours sous un grand soleil. Vous pouvez retrouver les résultats de la course sur le lien suivant : http://www.raidedhec.com/aventuraid/classementgeneral.php. Encore un grand bravo à tous ! Nos deux équipes composées d’un handisportif peuvent être fières d’elles : pour un premier raid, l’équipe engagée sur le parcours découverte a donné le meilleur d’elle-même et s’est éclatée, l’équipe du parcours sportif quant à elle n’était pas là pour plaisanter et a réalisé une très belle performance, le tout dans la bonne humeur ! 

L'Aventuraid prend fin avec le départ des participants qui rejoignent leur navette vers 16h30, enfin pas tout à fait : il reste encore à ranger. Nous avons passé un bel événement en votre compagnie, nous espérons que vous aussi et que nous vous retrouverons en masse l’année prochaine pour la 11ème édition de l’Aventuraid EDHEC !

 

P. Casassa

   

Dernière mise à jour : 21/04/16

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