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Marathon de Paris - 11 Avril3 raideux prsents sur le bitume parisienLe 11 avril dernier, trois raideux ont pris part à la 34ème édition du célèbre Marathon de Paris. Cette matinée ensoleillée fut l’occasion pour Brieuc Papot Goanvic et Hervé Godinot de redécouvrir le parcours et l’ambiance de cet évènement de renom. Ils terminent respectivement en 3h44m49s et 4h23m03s. Pour Nicolas Blanquet, c’était une première, et il relève haut la main le défi qu’il s’était fixé en franchissant la ligne après 4h23m17s d’effort. Brieuc analyse sa performance : « Une très belle course ensoleillée, un public bien présent et très sympa tout au long du parcours. Je passe au semi en 2h, j'ai vraiment couru tranquillement avec mon frère et un ami, j'ai fait quasiment toute la deuxième partie de course en accélérant, ce qui était très appréciable et m'a permis de beaucoup doubler ! » Nicolas revient lui sur l’ensemble de sa journée et de sa course : « Dimanche 11 Avril 2010, réveil à 5h30 du matin pour avaler une plâtrée de pâtes au sel. Quel bonheur! Petite boule au ventre, la préparation commence. On s'habille et lace les chaussures. Départ vers la place de l'étoile et forcément, vers 7h du matin un dimanche, pas grand monde dans le métro... Mis à part des sportifs en collants tous plus affutés les uns que les autres. Alors là, la boule grandit un peu plus. Pour moi, c'est la première fois que je m'apprête à prendre le départ d'une course aussi longue! Départ prévu à 8h45. Avant cela, arrivée près des vestiaires pour déposer les affaires. Petits frissons au moment de retirer la veste, ça y est, on est en tenue. Bon d'accord, les frissons c'est aussi parce qu'il fait frais à cette heure là! Mais tout de même, que de monde, quelle organisation et déjà on peut sentir une ambiance de fête parmi tous ces sportifs!! Arrivée sur les Champs juste avant le départ et une fois encore je dis wahou!! Une marée humaine remplit l'avenue, à moitié dansante sur "I Gotta Feeling" des Black Eyed Peas. 8h45 tapante, le départ est donné! C'est partie pour 42.195 kms. Petite impression, il nous a fallu plus de 10 minutes pour franchir la ligne de départ. Que de monde!! Commence alors une traversée magique de Paris, entourée de groupes de musique et de milliers de spectateurs qui encouragent tous les coureurs! Pas un kilomètre sans qu'il n'y ait des supporteurs! De plus, le fait d'avoir son prénom écrit sur le dossard surprend nombre de coureurs. Des "Allez Nicolas!!" me feront relever la tête plus d'une fois durant cette course! Les premiers 21 kilomètres ne sont que fête de toutes part!! Kilomètre 21, arrivée au semi. Dans la tête, on se dit que la course commence alors! En effet, quelques kilomètres plus loin, on commence à voir des gens s'arrêter pour aller voir le samu ou pour s'étirer sur le côté de la chaussée. Kilomètre 30, les jambes tirent vraiment et je commence à me demander ce que je fais là dès le kilomètre 32. Il reste alors 10 kilomètres, seulement 10 !! Impossible de ne pas finir! Je me blinde une dernière fois et me dis qu'il ne faut ni marcher ni s'arrêter jusqu'au bout. Tenir coute que coute! Et là commence alors mon calvaire; 10 kilomètres de souffrance mais de bonheur! Kilomètre après kilomètre, pas après pas, l'arrivée se rapproche. Je rattrape Hervé qui, après quelques kilomètres à mes côtés, trouvera un second souffle pour repartir de plus belle. Kilomètre 36, mon dossard m'aide encore une fois puisqu'une dame m'encourage en me nommant! Je la remercie encore d'ailleurs!! Plus j'avance et plus ça devient difficile. J'ai mal aux plantes de pied, mal aux hanches, mal sous les côtes et même à la tête. L'arrivée approche, un dernier ravitaillement salvateur et quelques quartiers d'orange qui irriguent littéralement mon corps. Je vois maintenant la ligne d'arrivée, tout le monde accélère mais je ne peux pas le faire! Je finis en trottinant et franchit la ligne après 4h et 23min de course. Je m'arrête et un mélange de fatigue et d'émotion m'envahit. Pas le temps de sentir les choses monter et quelques larmes de bonheur coulent toutes seules. Ca y est j'y suis, je l'ai fais! "Quel bonheur de souffrance" me dis-je alors! J'avance pour essayer de trouver une place. Une place pour quoi faire? Je ne sais pas. Je ne sais même plus où je suis, je n'en peux plus! Je marche en boitant de tous les côtés. J'essaie de m'étirer, impossible de plier les jambes! Je décide alors d'aller récupérer mon tee-shirt de finisher et ma médaille, bien méritée selon moi! » Dernire mise jour : 11/06/10 par Nathanal Retour la liste des actualits |
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